Lumière au milieu des ténèbres

Dans un pays marqué par le conflit, les catastrophes naturelles et une profonde crise humanitaire, les enfants sont souvent les premiers à perdre l’accès à l’éducation et à la sécurité.

Là où les écoles ferment et où les familles fuient, les internats de l’Église deviennent un refuge — et parfois le seul espoir.


Une situation toujours plus fragile

Je vous écris du diocèse de Taungngu, au Myanmar.

Conflits armés, déplacements forcés, inondations, tremblements de terre… De nombreuses familles ont perdu leur maison et leurs revenus. Les enfants, eux, perdent la chance d’une éducation qui pourrait transformer leur avenir.

Beaucoup d’écoles publiques restent fermées. De plus en plus d’enfants frappent à la porte de nos internats, cherchant un lieu sûr et la possibilité d’apprendre.


1 483 enfants accueillis

Aujourd’hui, 1 483 enfants — locaux et réfugiés — vivent dans 31 internats de notre diocèse.

Malgré les difficultés, leur détermination impressionne.
La plupart d’entre eux réussissent leurs examens d’État et participent à des programmes de soutien éducatif.

Ils veulent apprendre. Ils veulent avancer.


Nourrir pour permettre d’étudier

Notre plus grand défi est simple et vital : nourrir les enfants chaque jour.

Grâce aux aides reçues, nous avons pu distribuer 350 sacs de riz, permettant à ces jeunes de tenir encore quelques semaines.

En voyant leur joie et leur soulagement, je comprends combien chaque geste de solidarité sauve réellement des vies.


Continuer malgré l’incertitude

Les prix des denrées augmentent et l’avenir de nos internats reste fragile.

Ma prière quotidienne est que ces enfants puissent continuer à apprendre. Car une chance donnée aujourd’hui peut bâtir un avenir nouveau pour leurs familles — et pour tout le pays.

Malgré l’obscurité, nous avançons.
Nous accompagnons, nourrissons, enseignons.

Et chaque jour, je rends grâce à Dieu de pouvoir être, pour eux, une lumière au milieu des ténèbres.

— Père William Htoo
Taungngu, Myanmar

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