La famille de St-Pierre Claver en Autriche

AUTRICHE. Dans la Maison Missionnaire Maria Sorg, près de Salzbourg, le cœur missionnaire de la Congrégation bat depuis plus de cent ans. C’est ici que sont nées de nombreuses initiatives en faveur de l’évangélisation en Afrique et sur d’autres continents. Aujourd’hui, une communauté internationale de sœurs sert les missions avec zèle et engagement, par la prière, le travail et l’animation missionnaire.

Histoire de Maria Sorg

Les débuts de la communauté à Maria Sorg sont étroitement liés à l’histoire de la Congrégation en Autriche. Il s’agit de la première maison acquise en 1897 par la bienheureuse Marie-Thérèse Ledóchowska comme siège de la Congrégation et centre de l’apostolat missionnaire. Dès l’année suivante, une imprimerie missionnaire y fut fondée.

Les sœurs publiaient des revues destinées aux adultes, aux jeunes et aux enfants, afin de les sensibiliser aux besoins des missions, notamment Echo d’Afrique, la Petite Bibliothèque Africaine et des calendriers missionnaires en six langues européennes, tirés à des centaines de milliers d’exemplaires.

On y imprimait également des livres en langues africaines – catéchismes, extraits de la Sainte Écriture, livres de prière – souvent les premières publications dans ces langues. Aujourd’hui, ces ouvrages peuvent être admirés dans le musée missionnaire de Maria Sorg.

En 1938, après l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne nazie, l’activité fut interrompue et les sœurs durent quitter la maison. Après la guerre, les œuvres n’ont plus retrouvé leur ampleur d’autrefois. Aujourd’hui encore, les revues sont imprimées à Salzbourg.

La communauté aujourd’hui

La communauté actuelle est composée de huit sœurs et d’une sodale – une laïque entièrement consacrée aux missions. Elle est internationale : trois sœurs viennent de Pologne, trois d’Inde, une des Pays-Bas et une d’Autriche. La sodale est également autrichienne, originaire de Loosdorf, lieu de naissance de la Fondatrice.

La diversité des cultures, des âges et des expériences enrichit notre vie commune. Ce qui nous unit, c’est la foi et l’amour de Jésus-Christ, scellés par les vœux religieux. Dans l’Eucharistie et la prière, nous trouvons la force de rester fidèles à notre vocation et de servir les missions selon le charisme de la bienheureuse Marie-Thérèse Ledóchowska.

Chacune sert les missions selon ses possibilités. Deux sœurs s’occupent de la rédaction de revues missionnaires : sœur Paula publie Afrika für Christus en allemand, et sœur Jeanine édite Echo d’Afrique en néerlandais ainsi que la revue pour enfants Ailleurs, les enfants vivent autrement. Sœur Rosily est responsable de l’expédition des revues et de la correspondance avec les bienfaiteurs.

À l’automne, nous visitons les paroisses pour éveiller le sens de la coresponsabilité missionnaire. Nous y proposons nos revues, calendriers et autres supports pour soutenir l’évangélisation.

Animation missionnaire et musée

Sœur Rosily visite également les écoles, où elle présente, pendant les cours de religion, la situation des enfants en Inde. Ces rencontres suscitent beaucoup d’intérêt et aident les jeunes à découvrir le monde des missions.

Nos deux musées – le musée de la Fondatrice et de la Congrégation ainsi que le musée missionnaire – attirent également de nombreux visiteurs. Les visites sont souvent accompagnées d’un temps de prière dans la chapelle, ainsi que d’une découverte de la chapelle historique de Notre-Dame du Blé (1683) et du cimetière des sœurs.

La Maison Missionnaire est aussi un lieu de formation : des conseils paroissiaux s’y réunissent, des candidats au diaconat permanent y sont formés, et des retraites pour enfants y sont organisées. En été, des scouts de France et de Belgique séjournent dans le jardin.

Collaboration avec les laïcs

Ces dernières années, notamment à l’occasion du centenaire de la mort de la bienheureuse Marie-Thérèse, l’intérêt pour sa personne a grandi en Autriche. Un groupe de laïcs s’est formé pour faire connaître sa spiritualité et son œuvre missionnaire à travers diverses initiatives.

Cette collaboration a porté de beaux fruits : films télévisés, publications, un symposium scientifique à Salzbourg, expositions et concerts – également en dehors de l’Autriche. De plus en plus de personnes découvrent l’héritage spirituel de la Fondatrice.

Nous continuons à prier pour de nouvelles vocations – pour des cœurs prêts à appartenir totalement au Christ et à être ses témoins, aux extrémités de la terre comme là où la foi s’affaiblit.

Nous ne perdons pas l’espérance. Notre force vient des paroles de la bienheureuse Marie-Thérèse Ledóchowska :
« L’amour du Christ nous pousse à accomplir des œuvres de miséricorde, même au-delà des frontières de notre propre pays. »

Sœur Urszula Lorek, SSPC

La famille de St-pierre Claver en italie

ITALIE. L’histoire de la maison clarétienne de Trente remonte aux débuts mêmes de l’œuvre de la bienheureuse Marie-Thérèse Ledóchowska. Depuis plus de cent ans, ce lieu est un espace de prière, d’animation missionnaire et de collaboration vivante entre sœurs et laïcs, profondément enraciné dans l’histoire de l’Église locale et dans l’engagement missionnaire de générations successives.

La maison des Sœurs Missionnaires de Saint-Pierre Claver à Trente est, depuis son origine, étroitement liée à la personne de la Fondatrice. Marie-Thérèse Ledóchowska a séjourné à plusieurs reprises à Trente et dans ses environs, déjà lorsqu’elle était dame de cour en Toscane (la partie actuelle italienne du Tyrol appartenait alors à l’Empire austro-hongrois).

Deux jours après l’approbation pontificale de la Sodalicie (9 avril 1894), sur le chemin du retour de Rome vers Salzbourg, elle s’arrêta à Trente pour inviter à collaborer sa première compagne, la comtesse Mélanie d’Erst, abonnée à L’Écho d’Afrique et gouvernante des enfants des comtes Wolkenstein. Un an plus tard, les rejoignit la baronne Maria Jandl, veuve de 29 ans originaire de Merano (Tyrol), deuxième pilier de la Sodalicie naissante.

Les nombreuses conférences de Marie-Thérèse Ledóchowska dans les milieux aristocratiques de Trente ainsi que dans les écoles privées pour jeunes filles portèrent beaucoup de fruits. Le nombre d’abonnés à L’Écho d’Afrique augmenta considérablement. C’est pourquoi, en 1909, elle décida d’y ouvrir un Bureau de la Sodalicie, puis en 1911 elle acheta la maison actuelle et y fonda une filiale. Ce fut la troisième maison en Italie, après Trieste et Rome. Elle servait de « probandat » pour les candidates du Tyrol ainsi que de centre administratif et de diffusion de l’édition allemande de L’Écho d’Afrique.

Les membres laïcs de la Sodalicie

Pendant douze ans, jusqu’à la mort de la Fondatrice, la maison de Trente fut dirigée par des membres laïcs. La première responsable fut Madame Amalia Bianchi, professeure dans une école supérieure pédagogique, puis Madame Maria Odorizzi. Une mention particulière revient à Monsieur Pietro Clari, longtemps administrateur de la maison et membre honoraire de la Sodalicie.

Dès le début, la maison possédait (et possède toujours) un musée missionnaire, visité par de nombreux élèves et séminaristes. Certains y ont découvert leur vocation missionnaire. En 1923, la filiale devint une maison religieuse, partagée entre les sœurs et les laïcs. Plus tard, elle accueillit également des sœurs revenues d’Afrique pour se soigner.

Un groupe de collaboratrices laïques formait le « comité missionnaire ». Elles se réunissaient chaque mois pour une heure d’adoration eucharistique et un temps de formation spirituelle, accompagné par un prêtre. Certaines donnaient chaque semaine plusieurs heures pour coudre des vêtements liturgiques pour l’Afrique, préparer des colis pour les missions ou aider à l’administration.

Avec une foi profonde et une étonnante persévérance, même durant la Seconde Guerre mondiale, elles ont transmis cet esprit missionnaire aux générations suivantes, jusqu’au début du troisième millénaire.

Il convient de souligner que, dès 1911, en ouvrant cette maison, la bienheureuse Marie-Thérèse fut une pionnière de l’animation missionnaire dans cette région (le Bureau missionnaire diocésain ne fut fondé qu’en 1927). Les laïcs organisaient avec zèle des célébrations missionnaires, des rencontres pour enfants, des bazars, des loteries et bien d’autres initiatives.

Les Polonais en Trentin – Haut-Adige

De nombreux liens historiques et culturels unissent la Pologne et l’Italie, comme en témoignent les hymnes nationaux des deux pays. Dans l’hymne polonais, on chante : « de la terre d’Italie vers la Pologne… », tandis que l’hymne italien évoque aussi l’histoire de la Pologne.

La présence de soldats polonais dans l’armée austro-hongroise pendant la Première Guerre mondiale est également restée dans les mémoires. Ils étaient connus pour leur foi profonde, priant souvent à genoux en public. Certains sont restés dans la région, et leurs descendants vivent encore aujourd’hui à Trente.

De nouvelles vagues migratoires ont eu lieu dans la seconde moitié du XXe siècle, notamment pendant la loi martiale en Pologne. Aujourd’hui, la communauté polonaise dans le Trentin compte plus de mille personnes. Depuis plus de 25 ans, une association polonaise y est très active, promouvant la culture et l’histoire de la Pologne.

À la fin des années 1980, les sœurs clarétiennes ont aidé activement les réfugiés polonais, en servant de traductrices et en enseignant les bases de la langue italienne. Ces relations sont devenues des liens d’amitié et de soutien spirituel qui durent encore aujourd’hui.

Défis actuels

La situation sociale et religieuse du Trentin – Haut-Adige a beaucoup changé au cours des dernières décennies. Plus de 10 % de la population est aujourd’hui composée d’immigrés, notamment d’Afrique et d’Asie, souvent de religion musulmane, tandis que les habitants locaux pratiquent moins la foi.

Face à cela, nous cherchons à adapter nos formes d’apostolat tout en restant fidèles à notre charisme.

Avec le soutien des laïcs, nous continuons à publier L’Écho d’Afrique. À Trente se trouvent la rédaction italienne et l’administration du magazine, ainsi que l’administration germanophone pour le Tyrol. Les enfants et les jeunes peuvent visiter notre petit musée missionnaire.

Nous organisons des rencontres de formation, des prières du rosaire et accompagnons plusieurs groupes missionnaires dans des villages de montagne. En collaboration avec l’Église locale, nous préparons les enfants et les jeunes aux sacrements, proposons des catéchèses missionnaires et participons à l’initiative diocésaine d’« évangélisation de rue » pour rejoindre les jeunes éloignés de l’Église.

Nous collaborons aussi à des rencontres bibliques pour les migrants. Fidèles à l’engagement de notre Fondatrice pour la dignité des femmes africaines, nous avons accompagné pendant plusieurs années des femmes nigérianes victimes de la traite des êtres humains.

Nous confions l’avenir de l’apostolat clarétien dans cette région et dans toute l’Italie à l’intercession de la bienheureuse Marie-Thérèse Ledóchowska. Que l’œuvre qu’elle a initiée continue de suivre les chemins que le Seigneur lui indique.

Sœur Elżbieta Adamiak, SSPC

De bonnes nouvelles du Cap-Vert !

Chers amis, chers enfants,

Je suis très heureuse de vous partager une belle nouvelle.

Les cadeaux envoyés d’Europe sont bien arrivés sur l’île de São Vicente, au Cap-Vert, un bel archipel situé au large de l’Afrique.

Les conteneurs partis en octobre sont arrivés sains et saufs.
Ils ont été déchargés à Mindelo et j’ai pu remettre les cadeaux aux enfants et à leurs familles.

Les enfants étaient très heureux !
Il y avait beaucoup de sourires, de joie et de lumière sur leurs visages.

Du fond du cœur, je vous dis merci.
Merci à tous les donateurs, bénévoles et amis des missions.

Grâce à votre bonté et à vos cœurs ouverts, l’amour et l’espérance arrivent jusqu’ici, au Cap-Vert.

Avec toute ma gratitude et ma prière,
Sr Jolanta Burdak

Tisser des liens

Une mission de santé et d’espérance à Kaande

À Kaande, dans le diocèse de Mongu en Zambie, la mission prend des visages très concrets.

Quatre Sœurs Comboniennes y servent la communauté : pastorale, agriculture, éducation… et santé.

Infirmière de formation, je coordonne un groupe de promotrices de santé locales, formées pour accompagner les familles face aux problèmes médicaux les plus courants.


Une équipe au-delà des confessions

La plupart de ces femmes ne sont pas catholiques.
Baptistes, adventistes ou néo-apostoliques, elles travaillent avec nous dans un esprit d’unité.

Un jour, l’une d’elles m’a dit :

« L’Église catholique est différente. Chez nous, nous prions et chantons, mais nous ne nous occupons pas des problèmes sociaux. »

Cette remarque m’a profondément touchée.
Notre engagement concret auprès des plus vulnérables devient un témoignage vivant de foi.


Former pour protéger la vie

Les animatrices ont appris à accompagner les femmes enceintes, à prendre soin des nouveau-nés et à conseiller les familles.

Face à l’augmentation des maladies de peau liées à une mauvaise hygiène — souvent parce que le savon coûte trop cher — nous avons organisé des ateliers de fabrication de savon artisanal.

Des solutions simples, accessibles, adaptées à la réalité locale.


Éclairer, accompagner, respecter

Certaines croyances persistent : la maladie serait causée par quelqu’un d’autre, ou devrait être soignée par un chaman.

Nous intervenons toujours avec respect, en visitant les familles et en expliquant patiemment.

La mission, c’est aussi cela : accompagner, écouter, éclairer.


« Faire cause commune »

À Kaande, nous essayons de « faire cause commune », selon l’intuition combonienne :

donner aux personnes les moyens de devenir actrices de leur propre développement — humain et spirituel.

Et chaque jour, nous découvrons qu’en servant les autres, nous tissons aussi des liens d’espérance.

— Sœur Sonia de Jésus García
Kaande, Zambie

Merci pour votre soutien aux enfants pygmées de Kole

Grâce à votre générosité, l’année scolaire 2024–2025 a été porteuse d’espérance pour de nombreux enfants pygmées accompagnés par la Caritas Développement Kole, en République Démocratique du Congo.

Votre aide a permis la prise en charge scolaire de 280 élèves du primaire et de 30 élèves du secondaire : fournitures scolaires, repas quotidiens, frais de scolarité. Grâce à ce soutien concret, les enfants ont pu apprendre dans de meilleures conditions et poursuivre leur parcours éducatif avec dignité. Plusieurs d’entre eux ont réussi leur année et accèdent aujourd’hui à un nouveau niveau de formation.

Dans un contexte de grande précarité, votre engagement est bien plus qu’une aide matérielle. Il est un signe de confiance, de solidarité et d’avenir pour des familles souvent marginalisées. L’éducation demeure la clé pour construire un futur plus juste pour les enfants pygmées.

Du fond du cœur, merci pour votre fidélité, votre solidarité et votre cœur ouvert aux plus vulnérables. Votre soutien transforme des vies.

🙏 Merci de marcher à nos côtés.